




Petit clin d'oeil à notre rédacteur Dominique Forma dont vous avez lu le portrait hier, grand admirateur de Karine.
Luxure dont nous présentons trois photos et l'affiche japonaise est certainement l'un des meilleurs rôles de Karine Gambier, et un remarquable porno démontrant l'intérêt d'un cinéaste si souvent décrié: Max Pécas.
Dans le Dictionnaire, c'est l'un des quelques films à bénéficier d'une double notule, ce dont bénéficient certains films très importants comme La Femme objet, mais parfois aussi des films mineurs qui suscitent des points de vue contradictoires ou complémentaires. Dans le cas de Luxure, les deux rédacteurs se rejoignent dans les louanges. Gilles Esposito évoque une « tentative d'onirisme pornographique, entre L'Année dernière à Marienbad de Resnais et Le Corps et le fouet de Bava », concluant, lyrique: « Karine Gambier trouve là un de ses grands rôles, sa lassitude un peu hautaine donnant corps à cette curieuse apologie du sacrifice ». Quant à Dominique Forma, il invoque la Catherine Deneuve de Répulsion et de Belle de jour, en raison de « ce besoin irrésistible d'être souillée, forcée, punie puisque utilisée sexuellement ». Et remarque une séquence emblématique (la photo postée hier): « Le meilleur exemple se trouve dans la séquence où Karine est coincée entre son amant et le gérant. Elle boit à en perdre la tête pour mieux endurer les humiliations de ces deux hommes. Une fois déshabillée et mise à genoux, elle se voit refuser le sexe de son amant qu’elle souhaite sucer pour ensuite devoir accomplir le même acte sur l’odieux gérant. L’amour est remplacé par la soumission et par la souillure qu’elle accepte à la fin de la séquence où, allongée sur le sol, alors qu’elle se masturbe, les deux hommes déversent sur son corps le liquide doré de deux bouteilles de champagne. Après avoir joui dans sa bouche, ils lui pissent dessus virtuellement. Karine accepte et semble même apprécier cette séance d’urologie. Toujours plus bas…. »
Quand Karine revêt l’uniforme et la casquette de cuir d’une directrice de prison autoritaire dans Le Corps et le fouet d’Erwin C. Dietrich, cette fois, on y croit beaucoup moins. Son registre est du côté de la soumission.
Excellent !
RépondreSupprimerJ'attends votre encyclopédie avec impatience.
J'ai écrit il y a presque deux ans un texte sur la charmante Karine Gambier : http://tomblands-fr.blogspot.com/2009/05/eloge-de-karine-gambier-actrice.html